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L’épave de l’ « Endurance » retrouvée

The Wreck of the "Endurance" has been found

 

L’épave de l’ « Endurance » retrouvée en Antarctique
L’épave de l’ «Endurance», le trois-mâts goélette de 44 mètres de l’explorateur britannique Ernest Shackleton brisé par les glaces en 1915 au large de l’Antarctique, a été découverte dans la mer de Wedell par 3000 mètres de fond.

Plus d’un siècle après son naufrage dans les glaces en 1915, la goélette « Endurance » d’Ernest Shackleton, qui fut à l’origine d’une épopée de survie légendaire en Antarctique, vient d’être découverte dans la mer de Wedell par 3 000 mètres de fond dans un exceptionnel état de conservation. Cette épave a été découverte à environ six kilomètres du site du naufrage pointé à l’époque par le capitaine et navigateur de l’«Endurance», Frank Worsley.
C’est de loin la plus belle épave de bois que j’aie jamais vue. Elle se tient droite, très fière sur le fond marin, intacte, dans un fantastique état de préservation », a ajouté l’explorateur qui l’a decouvert. « On peut même lire son nom Endurance inscrit en arc de cercle sur la poupe », s’est-il réjoui.

Petit retour en arrière. L’«Endurance», trois-mâts goélette de 44 mètres, quitte le 6 août 1914 le port de Plymouth, en Angleterre, et met les voiles vers Buenos Aires, en Argentine, puis Grytviken, sur l’île de Géorgie du Sud, point de départ, quelques mois plus tard, de l’expédition Imperial Trans-Antarctic. Objectif : tenter la première traversée du continent antarctique à pied de la mer de Weddell jusqu’à la mer de Roos, via le pôle Sud.

Le bateau compte 28 membres d’équipage, un géologue, un biologiste ou encore un physicien, et la mission est dirigée par l’explorateur britannique Ernest Shackelton, un habitué des régions polaires.  Mais, en janvier 1915, quelques semaines après avoir quitté la Géorgie-du-Sud, le navire se retrouve pris par les glaces de la mer de Weddell, près de la barrière de Larsen. En vain, les hommes tentent d’ouvrir un canal pour libérer le navire. Il restera emprisonné pendant près d’un an, une période pendant laquelle les passagers de l’Endurance vont survivre dans des conditions précaires avec très peu de vivres.


C’est aussi l’acte de bravoure de Shackleton que l’histoire va retenir. En avril 1916, alors que le dégel commence, Shackelton décide avec son équipage d’aller se réfugier dans les canots de sauvetage sur l’île de l’Éléphant, un caillou perdu. Shackelton décide ensuite d’aller chercher de l’aide en Géorgie du Sud. Il embarque avec seulement cinq de ses compagnons dans une simple chaloupe, que le charpentier de l’expédition a modifié tant bien que mal pour résister à une traversée de la dernière chance et laisse derrière lui 22 camarades à qui il promet de revenir pour les sauver. En seize jours, dans des conditions absolument dantesques, il parvient après avoir parcouru 1 300 kilomètres à rejoindre la côte de la Géorgie du Sud. Il leur faudra encore plusieurs jours pour rejoindre à pied la station baleinière de Grytviken.

Le 30 août 1916, la mission de sauvetage ramènera sains et saufs tous les membres de l’expédition.

Article in www.leparisien.fr